L’EID Méditerranée a été conçue afin de répondre à une nécessaire solidarité territoriale entre collectivités, imposée par la capacité des moustiques nuisants de se déplacer sur des distances significatives et ainsi de franchir les limites administratives des communes et des départements. Elle a un statut de service public, car cette mission est justifiée par des politiques publiques économiques et environnementales, au service des citoyens et en faveur de la préservation et de la gestion des espaces naturels.

Service public

Solidarité territoriale au service du public

Chaque espèce est spécifique

Chaque espèce de moustiques dispose de caractéristiques propres, concernant sa niche écologique et son éthologie (ses comportements). Parmi la cinquantaine d’espèces identifiées dans les territoires méditerranéens français (plus de 3 600 dans le monde), chacune a ses spécificités, à tous les stades du développement et de l’existence des « individus » la constituant. Ces différences et particularités permettent de cerner précisément les quelques espèces qui constituent une nuisance pour les humains et de s’adresser à elles de façon ciblée.

Moustiques nuisants, car piqueurs et mobiles

Ainsi, les espèces présentant une gêne pour les humains, pour leur cadre de vie et pour leurs activités sont celles qui ont tout à la fois :

  • la nécessité, pour leurs femelles, de piquer l’Homme (certaines autres se contentant de piquer d’autres espèces animales), afin d’absorber dans son sang les protéines utiles à la maturation de leurs œufs, dans le cadre non pas d’un processus alimentaire mais d’un processus de reproduction.
  • la capacité de parcourir des distances importantes (10 à 20 km couramment, voire plus) entre leur lieu de reproduction, au cœur des zones humides littorales et rétro-littorales à submersions temporaires, et les secteurs urbanisés et agglomérés où se trouvent les résidents, permanents ou de passage (touristes), et les acteurs économiques, sociaux, culturels…

Ces espèces sont peu nombreuses (deux essentiellement)  mais elles peuvent se révéler très gênantes et collectivement handicapantes.

Les moustiques ne connaissent pas les limites administratives et les frontières entre territoires… Naissant dans une commune et un département donnés, ils peuvent impacter aisément des populations installées dans d’autres communes et départements plus ou moins proches. Il a donc été résolu, dès la création de dispositifs de lutte, de couvrir des ensembles territoriaux  en cohérence avec l’éthologie de ces espèces et de créer ainsi des zones d’action et de protection qui intègrent une pluralité de collectivités et d’espaces habités, selon le principe d’une solidarité territoriale interdépartementale.

Cadre de vie, développement et santé publique

Le contrôle des espèces de moustiques nuisants a été conçu dans le cadre de politiques publiques et de l’intérêt général :

  • pour le cadre de vie des populations résidentes vivant dans l’aire de dispersion des insectes piqueurs.
  • pour le développement de toutes sortes d’activités.

Ce sont ainsi les collectivités locales qui se sont emparées les premières du sujet, singulièrement les conseils généraux (puis départementaux), en appui des communes concrètement concernées.

S’est ajouté depuis lors, avec l’apparition puis la progression continue sur le territoire national métropolitain, d’espèces potentiellement vectrices de maladies telles que le chikungunya, la dengue, Zika (via le moustique-tigre Aedes albopictus) ou le virus du Nil occidental (- West Nile virus  transmis via le Culex pipiens), un objectif de santé publique, sous l’égide de l’État, impliquant les opérateurs publics de démoustication.